Zagreb garde ses meilleures cartes pour elle. La cathédrale figure sur les brochures. Le toit en tuiles de l'église Saint-Marc aussi. Ce qui n'y figure pas : le vendeur du marché Dolac qui glisse une fraise dans la main d'un passant attardé ; le coup de canon de midi tiré depuis la tour Lotrščak, qui fait encore sursauter les touristes depuis 150 ans ; le bar en sous-sol de la Tkalčićeva qui n'ouvre qu'à 22 h et écoule ses meilleures bouteilles avant 1 h du matin. La Croatie a orienté ses budgets marketing vers la côte dalmate, laissant ainsi sa capitale — compacte, faite pour la marche, véritablement dense en couches historiques — briller discrètement dans son coin.
Avec 179 hôtels à Zagreb et un centre-ville que l'on traverse à pied en 25 minutes d'un bout à l'autre, c'est peut-être la escapade urbaine la plus sous-estimée d'Europe centrale en ce moment. La question n'est pas de savoir si le voyage en vaut la peine. C'est de savoir combien de temps on peut se permettre d'y rester.
La Ville Haute (Gornji Grad) : le Zagreb médiéval, presque intact
Le téléphérique qui monte vers la Ville Haute coûte 0,66 € et met 64 secondes. C'est le plus court funiculaire public au monde — construit en 1890, toujours en service — et il est franchement utile, car la pente est plus raide qu'elle n'y paraît. On redescend à pied par les escaliers.
L'église Saint-Marc se dresse sur cette place depuis le XIIIe siècle, et son toit en tuiles multicolores — les armoiries de la Croatie à gauche, celles de Zagreb à droite — est le sujet photographié le plus souvent dans la ville, et pour cause. Arriver un matin de semaine avant les cars de touristes, c'est trouver une place habitée seulement par quelques habitants qui coupent par là, des pigeons vaquant à leurs affaires et, à l'occasion, un membre du parlement qui disparaît dans le bâtiment du gouvernement croate d'à côté. Pas d'entrée payante. Pas de files d'attente. L'échelle humaine de l'ensemble — sans monumentalité ni ostentation — justifie à elle seule qu'on s'y attarde.
La tour Lotrščak se trouve au sommet du funiculaire et l'escalader coûte 2 €. Chaque jour à midi, un canon est tiré depuis le sommet. À l'origine, il signalait la fermeture des portes de la ville ; aujourd'hui, c'est du pur théâtre. Du bon théâtre. Arriver cinq minutes avant pour avoir de la place sur la plateforme panoramique sans se retrouver coude à coude.
La Porte de Pierre (Kamenita vrata) est la seule porte médiévale à avoir survécu au grand incendie de 1731. À l'intérieur se trouve une petite chapelle éclairée aux bougies — toujours fréquentée — abritant une peinture de la Vierge Marie du XVIIe siècle qui, selon la légende locale, aurait été retrouvée intacte dans les cendres. Croyant ou non, c'est l'un de ces instants urbains silencieux dont on ne se débarrasse pas facilement. La porte est plus étroite que sur la carte.
La cathédrale de Zagreb domine le panorama depuis presque partout dans la ville, ses deux flèches néo-gothiques s'élançant à 108 mètres — la structure la plus haute de Croatie. Le tremblement de terre de 1880 endommagea gravement l'édifice roman d'origine ; les flèches actuelles sont le fruit d'une reconstruction du XIXe siècle. L'entrée est gratuite, l'intérieur frais et sombre, et quelques minutes d'immobilité à l'intérieur suffisent à remettre les pendules à l'heure.
Le Musée des relations rompues (Ćirilometodska 2) ne ressemble à aucun autre musée en Europe. Le principe : des personnes envoient des objets issus de relations terminées, accompagnés d'un court récit de ce qui s'est passé. Un canard en caoutchouc. Une robe de mariée. Une hache. Un grille-pain. Chaque objet repose dans une vitrine avec son histoire — tour à tour tragique, drôle ou d'une banalité déconcertante — et l'ensemble produit quelque chose d'authentiquement bouleversant. Entrée : 9 €. Prévoir 1 h 30. À éviter les jours de cafard.
Le Musée croate d'art naïf se trouve à quelques numéros de là, sur la Ćirilometodska — plus petit, plus calme, et qui mérite bien 45 minutes. Le mouvement de l'art naïf a produit des peintres remarquables dans la Croatie du XXe siècle, au premier rang desquels Ivan Generalić, dont les scènes rurales aux couleurs vives atteignent désormais des prix élevés en salle des ventes. Les œuvres rassemblées ici sont bien au-dessus de ce que laisse entendre l'étiquette « art populaire ».
La Ville basse (Donji Grad) : parcs, gâteaux et vie de la cité
Les urbanistes viennois qui redessinèrent la Ville basse de Zagreb dans les années 1870 lui léguèrent une succession de sept parcs reliés en forme de fer à cheval : la Lenucijeva potkova, ou « Fer à cheval vert ». Le tour complet — environ 2 kilomètres de squares arborés, de fontaines et de bancs occupés par des joueurs d'échecs, des étudiants et des pigeons — se fait à pied. C'est le salon de la ville, et l'accès est libre toute la journée.
La place Ban Jelačić est le point de convergence de tout Zagreb. Les tramways de toutes les directions y marquent l'arrêt. Le marché se trouve à dix minutes à pied vers le nord. La Tkalčićeva part du bord supérieur de la place. Le clocher de la cathédrale se distingue côté est. En été, la place se couvre de terrasses de café et toute la ville y défile au fil de la journée. En hiver, un marché de Noël — régulièrement classé parmi les meilleurs d'Europe — s'y installe, et tout le monde boit du vin chaud dans des mugs en céramique. Les deux versions ont leur charme.
Le Théâtre national croate, sur la place du Maréchal-Tito, compte parmi les plus beaux édifices néo-baroques d'Europe centrale : façade dorée, ferronneries ouvragées, le tout dans les règles de l'art. Les places de spectacle démarrent autour de 10 €. Le bâtiment de 1895 fut inauguré par l'empereur François-Joseph Ier en personne. Nul besoin de billet pour apprécier l'extérieur, mais si votre séjour coïncide avec la saison d'opéra ou de ballet, l'intérieur justifie pleinement le prix.
Le Musée Mimara, sur la place Roosevelt, abrite l'une des plus grandes collections d'art privées au monde — 3 750 pièces allant de la poterie grecque antique aux maîtres flamands, en passant par Raphaël, Rubens et les impressionnistes. L'endroit est immense, souvent presque désert, et bien meilleur que sa réputation ne le laisse supposer. Le rez-de-chaussée est surtout consacré aux arts décoratifs ; les galeries de peinture à l'étage sont là où la collection révèle toute sa valeur. Venez le mardi, quand les flux touristiques sont les plus faibles : vous pourriez vous retrouver seul face à un Goya pendant dix bonnes minutes. Prévoyez deux à trois heures.
Le marché Dolac : 6 h 30 du matin, et déjà bruyant
Dolac ouvre à 6 h 30 du lundi au samedi, et partiellement le dimanche matin. Les agriculteurs qui ont pris la route depuis leurs villages avant l'aube proposent les meilleurs produits — et s'épuisent rapidement. Arrivez avant 9 h si vous voulez avoir le choix. Ce n'est pas un marché touristique déguisé en marché local : c'est le vrai marché où Zagreb fait l'essentiel de ses courses fraîches, et cette nuance a toute son importance.
Le niveau supérieur est celui des photographies : rangées de parasols rouges, tomates empilées, stands de fleurs à arrêter le regard. Le niveau inférieur est la halle couverte consacrée à la viande, au poisson et aux produits laitiers. Les fromages locaux méritent l'achat, même s'il faut les transporter. Le Lika Sir (fromage frais de vache) et le Paški sir (fromage de brebis à pâte dure, originaire de l'île de Pag) se trouvent à plusieurs étals. Les fraises se vendent 2 à 3 € la barquette en mai et juin. Les petits pains sont à 0,30 € pièce et sont excellents.
Ne passez pas devant les petits cafés en bordure du marché sans vous arrêter. Commandez une kratka bijela — un court expresso au lait — pour environ 1,50 € et buvez-la au comptoir. C'est Zagreb dans une tasse : sans précipitation, précis, légèrement fumé.
Mirogoj : le cimetière qui vaut le détour
La plupart des visiteurs font l'impasse sur Mirogoj. C'est une erreur.
Le cimetière se trouve à 20 minutes au nord de la Ville Haute en bus (ligne 106 depuis Kaptol) et constitue l'un des ensembles funéraires architecturalement les plus remarquables d'Europe — non comme curiosité macabre, mais comme parc abritant l'un des plus beaux bâtiments du XIXe siècle de Croatie. Herman Bollé a conçu le portail principal et la loggia à arcades en 1876 : une longue galerie à colonnades surmontée de dômes en cuivre vert, ponctuée de tours, qui ressemble davantage à un palais qu'à une entrée de cimetière. Parcourir l'intégralité des arcades permet de mesurer l'ampleur des ambitions de Bollé.
Le domaine est ouvert, vraiment paisible, et l'entrée est gratuite. Des Croates de toutes confessions — catholiques, orthodoxes, juifs, laïcs — y sont enterrés, ce qui confère à l'endroit une dimension de coupe transversale d'une ville entière, introuvable ailleurs à Zagreb. À visiter le matin avant la chaleur, puis rejoindre le bus pour redescendre et s'arrêter prendre un café au pied de la Ville Haute.
Où manger et boire à Zagreb
La rue Tkalčićeva s'étire vers le nord depuis la place Ban Jelačić sur environ 400 mètres et concentre plus de terrasses de café au mètre carré que n'importe quel autre endroit de la ville. À 8h, c'est le café du matin. À midi, le déjeuner. À 18h, l'heure de l'apéritif. À minuit, les bars sont pleins à craquer. La rue est antérieure au plan d'urbanisme du XIXe siècle — elle suit le tracé d'un ancien ruisseau — et sa légère courbe ainsi que ses pavés irréguliers lui confèrent un caractère que les avenues plus droites n'ont pas.
Pour manger vraiment, mieux vaut quitter Tkalčićeva et rejoindre la rue d'à côté, vers l'est ou vers l'ouest. La majoration touristique est bien réelle et la cuisine ne la justifie pas.
Quelques adresses à ne pas manquer :
- Konoba Didov San (Mletačka, Ville Haute) : cuisine familiale croate dans une cave à la lumière des bougies. Les štrukli — feuilleté au fromage, salé ou sucré — sont à 6–8 € et incontournables. Réserver le week-end ou arriver à 18h à l'ouverture.
- Vincek (Ilica 18) : glacier depuis 1977. Une boule à 2 €. Les parfums châtaigne et noix font débat chez les habitués. File d'attente à la porte dès midi en été — à visiter avant 11h ou après 20h.
- Stari Fijaker 900 (Mesnička) : maison de tradition, nappes blanches, gibiers et vins locaux. Repas complet avec vin : 25–35 € par personne. Paiement en espèces préféré. L'agneau rôti, lorsqu'il figure au tableau, est à ne pas manquer.
- Medvedgrad Pivnica (Savska, près du quartier universitaire) : le meilleur bar à bières artisanales de Zagreb, avec leurs propres brassages locaux. La bière brune — la Crna — soutient la comparaison avec ce que l'on trouve de mieux à Prague.
- Swinging London Bar (Tkalčićeva) : le bar de jazz le plus ancien de la ville. Musique live la plupart des soirs. Exigu, bruyant, excellent. Arriver après 23h et s'installer au bar.
Les vins méritent une mention à part. La région de Plešivica, à 30 km à l'ouest de Zagreb, produit d'excellents blancs continentaux — Graševina et Škrlet notamment — que l'on trouve rarement hors de Croatie. Tout bar à vins qui se respecte en propose au moins un. Si une bouteille de la famille Šember figure sur la carte, inutile d'hésiter.
Les musées qui valent le détour
La plupart affichent moins de 10 €. Aucun ne demande plus de deux heures. Le classement honnête :
Le Musée des Relations Rompues — déjà évoqué plus haut, mais il mérite qu'on y revienne. 9 €, du mardi au dimanche, de 10h à 20h. L'un des rares musées qui modifie véritablement le regard plutôt que de simplement informer.
Meštrovićev Atelier (Mletačka 8) : l'atelier d'Ivan Meštrović, sculpteur croate majeur du XXe siècle, conservé presque tel qu'il le laissait. Bronzes inachevés, moules en plâtre, dessins épinglés aux murs. 5 €, fermé le lundi. Compter 30 minutes — l'expérience est dense, pas déambulatoire.
Musée technique Nikola Tesla : plus riche qu'il n'y paraît, avec des démonstrations en direct des expériences électriques de Tesla, plusieurs fois par jour. Convient aussi bien aux adultes qu'aux enfants. Prévoir deux heures.
Musée de la ville de Zagreb (Opatička 20) : douze salles retraçant l'histoire de la ville depuis l'établissement médiéval jusqu'au boom architectural austro-hongrois qui a suivi le tremblement de terre de 1880. La salle consacrée au séisme est la plus captivante — Zagreb fut rasée et reconstruite en moins d'une décennie, ce qui explique la cohérence architecturale de la Ville Basse.
| Musée | Entrée | Jours d'ouverture | Durée conseillée |
|---|---|---|---|
| Musée des relations rompues | 9 € | Mar–Dim | 1 h 30 |
| Meštrovićev Atelier | 5 € | Mar–Sam | 30 min |
| Musée technique Nikola Tesla | 6 € | Mar–Dim | 2 h |
| Musée Mimara | 7 € | Mar–Dim | 2–3 h |
| Musée de la ville de Zagreb | 5 € | Mar–Dim | 1 h |
| Musée croate d'art naïf | 5 € | Mar–Dim | 45 min |
Une combinaison efficace : Musée des relations rompues et Meštrovićev Atelier le matin (tous deux en Ville Haute, tous deux compacts), Mimara l'après-midi (Ville Basse). Une journée culturelle complète pour 21 € au total. Le mardi est idéal, la fréquentation y étant la plus faible.
Comment rejoindre Zagreb et s'y déplacer
Depuis l'aéroport : la ligne de bus 290 relie l'aéroport Franjo Tuđman au terminal central de bus toutes les 30 minutes, approximativement de 5 h à minuit. Trajet : 20 à 30 minutes. Tarif : 5 €. Le taxi revient à 25–35 € pour le même trajet. Mieux vaut prendre le bus, sauf en cas d'arrivée très tardive ou de bagages encombrants.
En tram : le réseau de tramways dessert bien le centre-ville à moindre coût. Le ticket à l'unité est à 0,53 € en payant sans contact au valideur du tram (valable 30 minutes, une correspondance incluse), ou 1,33 € en ticket papier acheté en kiosque. Il est impératif de monter avec un titre de transport valide — les contrôleurs travaillent en binôme et l'amende immédiate s'élève à 40 €. La place Ban Jelačić est le nœud central pour presque toutes les lignes.
La Zagreb Card (24 h : 10 € / 72 h : 15 €) donne accès illimité aux trams ainsi qu'à des entrées gratuites ou réduites dans une trentaine de musées. Rentable à partir de trois musées visités dans la journée. Inutile si le programme se résume surtout à la marche et aux restaurants.
En train depuis l'Europe : la gare centrale de Zagreb se trouve à dix minutes à pied de la place Ban Jelačić et est reliée à Vienne (6 heures, à partir de 29 €), Budapest (2 h 30, à partir de 15 €), Ljubljana (2 h 20, à partir de 10 €) et Split (5 h 30, de nuit). Le train l'emporte sur l'avion depuis chacune de ces villes — de centre à centre, sans les contraintes aéroportuaires.
Monnaie : la Croatie a rejoint la zone euro en janvier 2023. Aucun frais de change depuis les autres pays de la zone euro. Les cartes bancaires sont acceptées presque partout ; il reste utile d'avoir 20 à 30 € en petites coupures pour les marchés, certains konobe et les taxis plus anciens.
Où séjourner à Zagreb
Le mieux est de loger en Ville Basse ou à proximité immédiate, à distance de marche de la place Ban Jelačić. Tous les points d'intérêt sont accessibles à pied ou à un arrêt de tram. La Ville Haute est plus pittoresque, mais l'offre hôtelière y est nettement plus limitée et allonge les déplacements pour chaque sortie.
| Quartier | Ambiance | Tarif moyen par nuit | Idéal pour |
|---|---|---|---|
| Ville haute | Calme, romantique, offre très limitée | 100–200 € | Couples, amateurs de boutique-hôtels |
| Centre de la ville basse | Très bien desservi, excellent réseau de transport | 80–180 € | Premiers séjours, explorateurs urbains |
| Westgate / Ilica | Mélange économique et milieu de gamme | 50–120 € | Voyageurs avec un budget serré |
| Savski Gaj / Sud | Résidentiel, plus tranquille | 40–90 € | Longs séjours, familles |
Mieux vaut réserver tôt pour mai et juin. La demi-saison printanière attire de plus en plus de voyageurs d'Europe centrale qui ont compris que Zagreb offre un meilleur rapport qualité-prix que Vienne ou Prague, avec une fraction de leur fréquentation. Les tarifs du week-end peuvent bondir sensiblement en période de pointe : un hôtel affiché à 80 € le lundi peut atteindre 140 € le vendredi.
HotelScout répertorie 179 hôtels à Zagreb dans toutes les gammes de prix — des boutique-hôtels design de la ville basse aux pensions économiques proches de la gare. Filtrer par quartier est la première étape la plus utile si l'on hésite encore sur la meilleure base.
Un week-end à Zagreb qui fonctionne vraiment
Deux journées complètes suffisent à tout voir sans se sentir bousculé. Trois jours offrent davantage de liberté et une place pour l'improvisation.
Jour 1 : le marché Dolac avant 9 h — à ne pas manquer. Expresso au comptoir extérieur. Montée à pied vers la ville haute par la Porte de Pierre. Arriver à la tour Lotrščak dix minutes avant midi — le coup de canon est vraiment saisissant quand on se trouve sur la plateforme. Place Saint-Marc. Musée des Relations rompues après le déjeuner (prévoir 1 h 30, sans se presser). Funiculaire pour redescendre. Réserver la Konoba Didov San pour 19 h. Finir la soirée au Swinging London.
Jour 2 : bus 106 pour le cimetière de Mirogoj le matin — le détour vaut largement le trajet. Retour en ville vers midi. Musée Mimara, ou le Musée technique si l'on voyage avec des enfants. Café dans les parcs du Fer à cheval vert l'après-midi. Bar à vins en ville basse le soir — demander quelque chose de la région de Plešivica. Un simple nešto iz Plešivice et le barman s'occupe du reste.
Jour 3 (si l'on dispose du temps) : l'Atelier Meštrović avant que la chaleur ne s'installe. Puis le lac Jarun — 4 km au sud-ouest, accessible en tramway —, où Zagreb se baigne l'été et court à l'automne. Ou bien le parc Maksimir, forêt urbaine dotée d'un petit zoo et de sentiers agréables sous des arbres de belle taille.
La côte sera toujours là. Quelques nuits dans la capitale d'abord — parcourez tous les hôtels de Zagreb et réservez avant de prendre la route vers le sud. On se félicitera de ce choix en dégustant des štrukli sur la Tkalčićeva à minuit, en se demandant comment on a failli passer à côté.