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Guide de voyage

Surabaya, Indonésie : où loger et quoi éviter

La deuxième ville de Java récompense ceux qui choisissent le bon quartier — voici comment s'y repérer

HotelScout editorialAugust 7, 202614 min de lecture
Surabaya, Indonésie : où loger et quoi éviter

Surabaya : où dormir selon le quartier

Surabaya ne joue pas la carte touristique. Pas de front de mer façon Kuta, pas de rizières à cartes postales, pas d'armée de chauffeurs de tuk-tuk à l'affût pour vous traîner vers un temple. Ce qu'on trouve à la place, c'est la deuxième ville d'Indonésie qui vit à son propre rythme — porte-conteneurs dans le port, deux-roues entassés sur trois files à chaque feu rouge, et une scène culinaire que les habitants de Jakarta reconnaissent volontiers, à demi-mot, comme meilleure que la leur. Pour qui traverse la ville sur la ligne ferroviaire de Java entre Yogyakarta et les destinations plus à l'est, ou qui atterrit pour affaires dans l'une des zones industrielles, le choix du quartier fera toute la différence.

Ici, il n'existe pas un « centre » évident. Surabaya s'étend sur environ 350 kilomètres carrés, et aux heures de pointe, un trajet de 6 km entre deux quartiers peut prendre 45 minutes. Se tromper de base, c'est passer son séjour les yeux rivés sur le compte à rebours de Gojek plutôt que de déguster un rawon.

Les quatre quartiers qui comptent vraiment

La plupart des articles sur les hôtels de Surabaya traitent la ville comme un seul bloc. Ce n'en est pas un. Quatre zones couvrent presque tous les motifs de visite, et elles conviennent à des séjours très différents.

QuartierIdéal pourAmbianceTrajet vers l'aéroport
TunjunganVoyageurs d'affaires, amateurs de shopping, premier séjourDense, commercial, cachet colonial45–60 min avec le trafic
GubengVoyageurs en train, séjours économiquesRésidentiel, à pied de la gare40–50 min
Surabaya Barat (Pakuwon)Familles, longs séjours, tranquillitéPériurbain, centré sur les centres commerciaux, moderne35–45 min (plus proche de l'autoroute à péage)
AmpelAmateurs d'histoire, séjours culturelsDense, historique, quartier populaire50–60 min

Aucun de ces quartiers n'est à plus de 15 km des autres sur une carte. Ce qui les distingue, c'est ce qu'on peut atteindre à pied depuis la porte de l'hôtel, pas la distance sur le papier.

Tunjungan : le choix par défaut, et souvent le bon

Jalan Tunjungan est l'artère commerçante principale de Surabaya depuis l'époque coloniale néerlandaise, et elle joue toujours ce rôle — simplement avec un centre commercial à la place des lignes de tramway. Tunjungan Plaza, un mégacentre commercial de quatre tours reliées par des passerelles, ancre le quartier ; c'est l'un des plus grands centres commerciaux d'Asie du Sud-Est, et on peut y passer un après-midi pluvieux entier sans en faire le tour.

L'adresse phare de l'artère est le Hotel Majapahit, construit en 1910 et toujours paré de sa façade coloniale néerlandaise d'origine — colonnades blanches, cour centrale, ventilateurs de plafond dans le hall qui semblent décoratifs mais rendent bien service. Les chambres y sont plus chères que la moyenne du quartier (comptez plus de 1,5 million IDR/nuit en haute saison), mais c'est ce qui se rapproche le plus d'un hôtel emblématique à Surabaya, et les amateurs d'histoire devraient y passer au moins une nuit, même en logeant ailleurs pour le reste du séjour.

Les voyageurs à petit budget s'en sortent bien aussi à Tunjungan — on trouve une forte concentration d'hôtels milieu de gamme entre 300 000 et 500 000 IDR à moins de 10 minutes à pied de la plaza, la plupart avec piscine et petit-déjeuner inclus. Le revers de la médaille : le quartier est bruyant. Le bruit de la circulation ne baisse vraiment qu'après minuit, et en semaine, les trottoirs se remplissent tôt le matin d'employés de bureau pressés. Pour les petits dormeurs, mieux vaut demander une chambre qui ne donne pas directement sur Jalan Tunjungan.

La circulation traverse le centre de Surabaya près de l'artère commerçante de Tunjungan en milieu de journée
La circulation traverse le centre de Surabaya près de l'artère commerçante de Tunjungan en milieu de journée

À éviter : les petits hôtels économiques isolés dans les ruelles autour de Jalan Blauran, à quelques rues à l'ouest. Ils sont moins chers sur le papier, mais plusieurs n'ont aucune signalétique en anglais ni présence de réservation en ligne — pratique si l'on parle indonésien, contrariant sinon.

Gubeng : pensé pour les voyageurs de passage

Si vous arrivez ou partez en train — et sur le corridor de Java, c'est probablement le cas —, Gubeng est le choix pratique. La gare de Surabaya Gubeng est l'une des plateformes ferroviaires les plus fréquentées d'Indonésie, avec les services de classe exécutive Argo Wilis et Bima vers Bandung et Jakarta, ainsi que les trains régionaux du quotidien vers Malang (environ 2 heures) puis vers Yogyakarta (environ 5 heures).

Le quartier autour de la gare n'a rien de glamour, mais c'est justement ce qui fait son intérêt : pas d'ambiance de resort, seulement des pensions, des hôtels d'affaires de milieu de gamme, des supérettes ouvertes 24h/24 et un marché nocturne qui s'installe deux rues plus au sud après 18h, proposant du nasi campur et des jus frais à moins de 20 000 IDR l'assiette. Mieux vaut dîner ici que dans la plupart des aires de restauration de Tunjungan : c'est moins cher, et le renouvellement rapide garantit des produits frais.

Les hôtels y sont plus modestes et moins soignés qu'à Tunjungan, et c'est là le vrai compromis. Pas de piscine sur le toit à espérer. En revanche, un quai de gare à 5 minutes à pied à 6h du matin, plutôt qu'un trajet de 40 minutes en Gojek dans les embouteillages matinaux, valise coincée entre les genoux.

Pour qui Gubeng est fait

  • Toute personne enchaînant un trajet ferroviaire sur Java le jour même ou le lendemain matin
  • Les voyageurs à petit budget qui n'ont pas besoin d'accès aux centres commerciaux
  • Les voyageurs en solo cherchant un quartier praticable à pied, sans prétention, avec une vraie vie de rue

Pour qui ce n'est pas fait

  • Les familles souhaitant piscine et club enfants
  • Toute personne privilégiant la vie nocturne — ce quartier s'endort tôt

Surabaya Barat : l'option résidentielle tranquille

L'ouest de Surabaya, développé autour du complexe Pakuwon City, est le plus récent des quatre secteurs et donne l'impression d'appartenir à une tout autre agglomération : larges avenues, résidences fermées, et un second méga centre commercial (Pakuwon Mall) qui rivalise en taille avec Tunjungan Plaza. C'est là que vivent réellement beaucoup de membres de la classe moyenne supérieure de Surabaya, ce qui en dit long : c'est confortable, ordonné, et un peu aseptisé.

Les hôtels y sont des constructions récentes — tours de verre, piscines à débordement sur le toit, et des tarifs 10 à 20 % plus élevés que des établissements comparables à Tunjungan, en échange de cette finition supérieure. Le quartier se trouve près du péage Surabaya–Gresik, ce qui en fait finalement une option correcte pour l'aéroport malgré l'éloignement apparent sur la carte : on évite le pire des embouteillages du centre-ville.

Ce que l'on perd, en revanche, c'est le caractère du lieu. Pas d'architecture coloniale, pas de scène de street food digne de ce nom, rien qui évoque vraiment Surabaya plutôt qu'une « nouvelle banlieue indonésienne » générique. C'est le bon choix pour une famille restant cinq nuits ou plus, qui préfère une piscine et un centre commercial climatisé à l'atmosphère locale. C'est le mauvais choix si c'est la seule nuit passée dans la ville.

Une rue tranquille bordée d'arbres près d'immeubles modernes en béton dans le quartier de Pakuwon, à l'ouest de Surabaya
Une rue tranquille bordée d'arbres près d'immeubles modernes en béton dans le quartier de Pakuwon, à l'ouest de Surabaya

Ampel : le quartier le plus ancien de Surabaya, et le plus intéressant

Ampel est l'endroit où l'histoire de Surabaya en tant que ville portuaire reste visible, et pas seulement racontée. Le quartier s'est développé autour de la Masjid Ampel, une mosquée fondée au XVe siècle par Sunan Ampel, l'un des neuf saints de l'islam (Wali Songo) à qui l'on attribue la diffusion de l'islam à travers Java. L'accès au complexe de la mosquée est gratuit, une tenue modeste est requise, et la ruelle marchande qui y mène — vendeurs de dattes, de perles de prière et d'eau de rose au litre — vaut la marche à elle seule.

Deux minutes plus au sud, Kembang Jepun est le quartier chinois de Surabaya, dense en maisons de commerce, avec un marché nocturne (Kya-Kya) qui bat son plein les vendredi et samedi soir, et parmi les meilleures adresses bon marché de cuisine sino-indonésienne de la ville — à goûter, les lumpia basah (rouleaux de printemps frais) de n'importe quel stand le long de l'artère principale, pour environ 10 000 IDR.

Les options d'hébergement à Ampel même sont limitées, essentiellement des pensions bon marché — ce n'est pas ici que se trouve un cinq étoiles. Mais y loger, même une seule nuit, offre quelque chose que les trois autres quartiers ne peuvent pas égaler : se réveiller et rejoindre à pied une mosquée vieille de 600 ans avant l'arrivée des groupes touristiques à 9 h. Mieux vaut s'y rendre avant 7 h 30 pour profiter de la cour presque seul.

Des motos circulent dans une rue bordée de hauts immeubles au cœur du vieux quartier portuaire de Surabaya
Des motos circulent dans une rue bordée de hauts immeubles au cœur du vieux quartier portuaire de Surabaya

Le revers de la médaille : les rues d'Ampel sont étroites, mal éclairées la nuit passé l'approche principale de la mosquée, et les prises en charge en taxi ou en Gojek peuvent vraiment désorienter les visiteurs novices à cause des ruelles à sens unique. Il est conseillé de faire une capture d'écran de la localisation de son hôtel avant d'arriver, car la couverture réseau dans les ruelles du marché est capricieuse.

Se déplacer sans y laisser sa patience

Surabaya dispose d'une ligne de train de banlieue, la Commuter Line, reliant Gubeng à Wonokromo et aux faubourgs sud, mais les fréquences sont faibles et elle sert surtout les habitants plutôt que les visiteurs — mieux vaut ne pas organiser sa journée autour de ce service. Pour tout le reste, Gojek et Grab sont la norme, et les tarifs restent bas : une course de 15 minutes à travers la ville dépasse rarement 25 000 à 35 000 IDR.

Quelques astuces pour gagner du temps :

  • Les heures de pointe s'étendent grosso modo de 7 h à 9 h et de 16 h à 19 h — dans la mesure du possible, mieux vaut décaler ses trajets en dehors de ces créneaux
  • L'ojek (moto-taxi) est plus rapide que la voiture avec chauffeur en cas de trafic dense, et coûte moins cher, mais il faut accepter de monter à l'arrière d'une moto dans la circulation urbaine — pas pour tout le monde
  • La marche à pied fonctionne bien à l'intérieur de Tunjungan, d'Ampel ou de Pakuwon City, mais pas entre ces quartiers — chacun est à considérer comme une île à part entière
Une vue sur les toits de Surabaya, avec ses tours modernes qui s'élèvent au-dessus de la ville
Une vue sur les toits de Surabaya, avec ses tours modernes qui s'élèvent au-dessus de la ville

Où manger : oublier le buffet du petit-déjeuner de l'hôtel

L'identité culinaire de Surabaya repose sur une poignée de plats qu'on ne trouve nulle part ailleurs en Indonésie aussi bien préparés.

Le rawon — une soupe de bœuf noircie à la noix de kluwek, servie sur du riz avec des germes de soja et un œuf salé — est le plat que les habitants recommandent d'essayer en premier. Un bon bol coûte entre 25 000 et 35 000 IDR dans un warung digne de ce nom ; mieux vaut éviter tout établissement qui facture plus de 60 000, sauf s'il s'agit explicitement d'un restaurant d'hôtel.

Le rujak cingur est le plat qui divise les visiteurs — une salade de légumes, de fruits et de cartilage de museau de vache dans une sauce épaisse à base de cacahuète et de pâte de crevette. Sur le papier, cela peut sembler rebutant. C'est pourtant l'un des meilleurs plats que l'on puisse goûter à Java. Mieux vaut l'essayer une fois avant de se prononcer.

Le lontong balap — des gâteaux de riz compressé, des germes de soja, du tofu frit et des lentho (beignets de haricots) dans un bouillon léger — est ce qui se rapproche le plus du plat réconfortant de Surabaya, et on le trouve partout : stands de rue, warungs, aires de restauration. Il faut compter entre 15 000 et 20 000 IDR.

Pour un repas assis à l'abri de la chaleur, l'aire de restauration de Ciputra World (près de Tunjungan) et le rez-de-chaussée du Tunjungan Plaza 3 proposent tous deux des dizaines de stands à prix raisonnables — une bonne option pour varier les plaisirs sans s'engager sur un seul restaurant.

Au-delà de la ville : des excursions qui valent le détour

Surabaya se prête bien à deux excursions d'une journée très différentes. Des trains rejoignent Malang en environ 2 heures, à travers une région de collines nettement plus fraîche que la côte — une bonne échappée si l'on dispose d'une journée libre et qu'on a envie d'air montagnard. Plus loin, les trains de nuit ou de tôt le matin vers Yogyakarta (environ 5 heures) mènent au cœur culturel de Java, pour ceux qui poursuivent leur voyage plutôt que de faire un aller-retour.

Plus près du centre, la House of Sampoerna, ancienne usine de tabac de l'époque coloniale reconvertie en musée dans la vieille ville de Kota Lama, se trouve à environ 4 km au nord de Tunjungan et l'entrée y est gratuite — on peut observer, à travers une vitre, des ouvriers rouler des cigarettes à la main, un spectacle plus étrange et plus intéressant qu'il n'y paraît. Le pont Suramadu, long de 5,4 km et l'un des plus longs ponts enjambant la mer en Asie du Sud-Est, relie Surabaya à l'île de Madura ; même sans le traverser, le parc littoral situé à sa base, à Kenjeran (à environ 8 km au nord-est du centre), reste un bon point de vue pour admirer le coucher de soleil par temps clair.

La statue emblématique du requin et du crocodile, symbole de Surabaya, exposée dans la ville
La statue emblématique du requin et du crocodile, symbole de Surabaya, exposée dans la ville

Informations pratiques à connaître avant de réserver

  • Aéroport : l'aéroport international de Juanda (SUB) se trouve à 20 km au sud du centre. Prévoir 45 à 60 minutes en taxi aux heures de pointe, 30 minutes en dehors.
  • Quand partir : la saison sèche s'étend de mai à octobre et se révèle nettement plus agréable — Surabaya est en basse altitude et l'humidité grimpe vite durant la saison des pluies. Prévoir des vêtements légers superposables dans tous les cas : centres commerciaux et trains poussent la climatisation à fond.
  • Devise : la roupie indonésienne (IDR). Les distributeurs automatiques se concentrent autour de Tunjungan Plaza et de la gare de Gubeng ; prévoir des espèces pour les warung et les marchés, la plupart n'acceptent pas les cartes.
  • Langue : l'anglais est parlé dans les hôtels et les centres commerciaux, mais se fait rare dans les ruelles du marché d'Ampel et auprès des vendeurs de rue. Une application de traduction rend bien service.
  • Bruit : Surabaya est une ville portuaire active, pas une station balnéaire. Pour un vrai calme, Surabaya Barat reste le meilleur choix — partout ailleurs, la circulation se fait entendre jusque tard en soirée.

Surabaya récompense un minimum de préparation plus qu'elle ne pardonne le manque de chance. Choisir Tunjungan si c'est la seule étape du séjour et qu'on veut avoir les sites les plus connus de la ville à portée de main. Choisir Gubeng si l'on enchaîne les trajets en train à travers Java et qu'on ne veut pas d'un long trajet avec les bagages. Choisir Pakuwon pour un séjour de cinq nuits ou plus en famille, avec envie de piscine. Et s'il reste ne serait-ce qu'une nuit à consacrer à la découverte, autant la passer à Ampel — c'est le visage de Surabaya qu'on ne voit pas sur les affiches touristiques de l'aéroport, celui qui mérite qu'on s'en souvienne. Pour trouver l'établissement adapté à chaque type de séjour, on peut parcourir l'ensemble des hôtels à Surabaya.

Questions fréquentes

What's the best area to stay in Surabaya for a first visit?
Tunjungan is the safest choice for first-timers — it's central, walkable to Tunjungan Plaza, and puts landmark hotels like Hotel Majapahit within reach. It's also the loudest of the four main areas, so ask for a room away from the main street if you're a light sleeper.
How far is Surabaya's airport from the city center?
Juanda International Airport (SUB) is about 20km south of central Surabaya. Allow 45–60 minutes by taxi during peak traffic hours (roughly 7–9am and 4–7pm), or 30 minutes outside those windows.
Is Surabaya walkable, or do I need to book rides everywhere?
Each neighborhood is walkable on its own — Tunjungan, Ampel, and Pakuwon City all work fine on foot within their boundaries — but distances between areas run 8-15km, so you'll need Gojek or Grab for cross-town trips. Rides are cheap, typically 25,000-35,000 IDR for a 15-minute trip.
Where should I stay if I'm arriving by train?
Gubeng, right around Surabaya Gubeng station. It's the busiest rail hub in the city, with regional trains to Malang (2 hours) and Yogyakarta (about 5 hours), plus overnight services toward Jakarta. Hotels here are simpler than Tunjungan's but you'll be a 5-minute walk from your platform.
What food should I try in Surabaya?
Start with rawon, a dark beef soup colored with kluwek nut (25,000-35,000 IDR at a proper warung), and lontong balap, a rice-cake dish with bean sprouts and tofu (15,000-20,000 IDR). Rujak cingur, a peanut-sauce salad with cow's nose cartilage, is worth trying once even if it sounds unusual.
Is Ampel safe to stay in as a tourist?
Yes, though it's the least polished of Surabaya's main areas. Streets near Masjid Ampel and the market alleys can be dim after dark and confusing for ride-hailing pickup, so save your hotel's exact location offline before you arrive. During the day it's one of the most walkable and rewarding parts of the city.

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